Nos chimères sont ce qui nous ressemble le mieux [Du 21/05 au 30/06/11]

Exposition des œuvres de la collection Départementale d’Art Contemporain.
Du 21 mai au 30 juin 2011 à Pierrefitte-sur-Seine

Projet conduit par Nathalie Talec, dans le cadre de "In Situ, artistes en résidence dans les collèges 2010-2011", avec la collaboration de Florence Durand, artiste céramiste.

L’exposition

Dans le cadre du dispositif départemental "In Situ, artistes en résidence dans les collèges", Nathalie Talec a été accueillie au collège Gustave Courbet de Pierrefitte-sur-Seine.

Tout au long de l’année scolaire 2010-2011, Nathalie Talec a proposé aux collégiens d’explorer la thématique de la figure animale et sa récurrence dans l’histoire de l’art. Le projet plastique s’est élaboré à partir de la figure de la chimère, comme motif d’hybridation et d’anthropomorphisme, cher aux élèves et s’est concrétisé par la réalisation d’une production foisonnante de dessins et de sculptures en céramique.
La chimère apparait dans l’Iliade d’Homère, en être monstrueux et malfaisant composé d’une tête et d’un poitrail de lion, d’un corps de chèvre et d’une queue de dragon. Au Moyen Âge, elle illustre les parchemins. Devenue symbole, elle hantera les artistes du 19ème siècle, de Gérard de Nerval à Gustave Moreau en passant par Viollet-le-duc qui crée de telles figures pour la cathédrale Notre-Dame de Paris. Au 20ème siècle, le terme est naturellement repris pour désigner le produit des hybridations scientifiques entre animaux ou végétaux d’espèces différentes. De littéraire, la chimère est devenue génétique et incarne les questionnements éthiques les plus brûlants d’aujourd’hui.

L’exposition réunit les chimères en céramiques réalisées par les élèves et une sélection d’œuvres de la Collection départementale d’art contemporain qui entrent en résonance avec la thématique travaillée.

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