Les 1% récents et en cours

4 artistes ont installé leurs œuvres durant l’année scolaire 2015-16 alors que 3 œuvres "évolutives" se poursuivent au-delà. Par ailleurs, 5 projets vont être choisis en 2017 pour des nouveaux collèges à Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Livry-Gargan, Montreuil et Pierrefitte-sur-Seine

 Boris Achour

Collège Jean Jaurès à Saint-Ouen : « En attendant Alice », 2013-15.

L’artiste Boris Achour a été choisi pour la réalisation d’une œuvre dans le cadre de la rénovation du collège Jean-Jaurès à Saint-Ouen. Le titre de son installation, « En attendant Alice », est un mot-valise qui évoque deux œuvres littéraires majeures, chères à l’artiste : « En attendant Godot » de Samuel Beckett et « Alice au pays des merveilles » de Lewis Carroll.

L’œuvre sera constituée de neuf installations aux formes plurielles, dispersées dans le collège ; comme un puzzle dont chaque pièce, selon l’artiste, « peut être appréhendée de manière indépendante mais peut également être lue comme une partie d’un tout plus vaste, comme un indice d’un jeu de piste dont la solution serait toujours différée ».

“En attendant Alice” est un projet qui convoque des imaginaires différents, voire contradictoires en assumant et affirmant l’hétérogénéité du monde.

Architecte du collège Jean-Jaurès : Soria Architectes

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 Didier Marcel

Collège Jacqueline de Romilly au Blanc-Mesnil : « Les habitants du jardin », 2015.

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« L’œuvre « Les habitants du jardin » s’inscrit dans le jardin doté d’une mare pédagogique qui fait de ce lieu un univers poétique et naturel en soi. Les deux sculptures constituant mon projet se mêlent aux arbres plantés avec une indifférence naturelle et s’intégreront d’autant mieux quand la végétation aura atteint sa croissance maximale. L’œuvre est une installation qui prend en compte l’univers du jardin et son environnement en amplifiant l’échelle du paysage par une relation poétique entre l’arbre et l’habitat : la cabane dans les arbres et le nid. C’est un contrepoint critique à l’urbanisation, un lieu de respiration où la nature et le construit retrouveraient une harmonie originelle.

Les troncs incarnent la forêt comme lieu protecteur où se sont développées les premières civilisations. Les moulages en résine polyester et fibre de verre exaltent la qualité sculpturale et décorative du motif des écorces et nous projette dans l’ouvrage, la sculpture et l’architecture (la colonne).

Les tentes sont également des épreuves en résine polyester obtenues par moulage d’objets réduits. Il s’agit en effet de construire de réels objets réduits (pour donner l’illusion d’une plus grande hauteur de perchage) et d’en effectuer une empreinte afin de produire des moulages. La proposition soutient un paradoxe temporel en associant la permanence de la figure hiératique de l’arbre à la légèreté éphémère du camping cultivant la sensation de liberté. » Didier Marcel

Architecte du collège Jacqueline de Romilly : LEHOUX PHILY SAMAHA Architectes. Maîtrise d’ouvrage : EIFFAGE.

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 Céline Ahond

Collège Pierre Curie à Bondy : « Jouer à faire semblant pour de vrai », 2015.

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"Le projet que je propose pour ce 1% artistique, intitulée Jouer à faire semblant pour de vrai, est une œuvre de performance constituée d’un ensemble de volets qui se déploient dans le temps et dans l’espace du collège Pierre Curie : un lancement, des ateliers-rencontres, une exposition, la réalisation d’une peinture murale, le tournage d’un film-performance, l’édition d’un livre et d’un DVD partagée lors de la clôture, sont autant d’occasions de faire le lien entre les collégiens et moi-même, et entre tous les acteurs du projet à chaque niveau.

L’œuvre a pour objectif de créer un espace ouvert, un lieu où des événements seront concrètement vécus, redoublés par une fiction qui se mettra en place grâce au tournage, offrant ainsi un terrain de jeu où réalité et fiction viennent se confondre pour créer une mise en scène subtile de la vie.

Je souhaite offrir un regard nouveau sur le médium de la performance et sa pratique contextuelle. Développer l’œuvre de performance Jouer à faire semblant pour de vrai avec les collégiens en pleine construction personnelle est rendu possible grâce à leur énergie. En retour, les collégiens peuvent alors prendre la parole dans le contexte d’une œuvre à la fois accessible à tous et ambitieuse, à la charnière de l’art et la vie. J’insisterai sur le fait que Jouer à faire semblant pour de vrai existe par le dialogue : c’est une œuvre de la rencontre." Céline Ahond

Architecte du collège Pierre Curie : AMM Architectes. Maîtrise d’ouvrage : EIFFAGE.

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 Eric Baudelaire

Collège Dora Maar à Saint-Denis/Saint-Ouen« Dora Maar, début, 2015-2019 ».

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"L’oeuvre se présente comme une série de quatre films (ou un film en quatre temps) réalisés avec un groupe d’élèves du Collège Dora Maar au cours des quatre années de leur scolarité.

Un film comme le portrait d’un groupe dans un temps et un lieu, un collège en banlieue parisienne à une période charnière de la vie, dont le sujet serait sa propre fabrication, une collaboration entre un cinéaste et de jeunes élèves. Un film évolutif, à l’image de ses sujets qui en deviendraient progressivement les auteurs. Un film qui puisera autant du côté du documentaire que de la fiction pour creuser l’idée que le collège et le cinéma sont des territoires qui ont au moins une chose en commun : d’être des chantiers d’invention de soi. Un film essai, un film au long cours, un film participatif au titre provisoire : Dora Maar, début, 2015-2019.

Si le résultat ne peut être décrit précisément à ce stade, on peut parler d’envies. Envie de faire un film au long cours, pendant quatre années, un temps de tournage rarement envisageable dans les modes actuels de production. Quatre années déterminantes dans la vie d’un enfant, une période de transition de l’enfance à l’adolescence et à la vie adulte.

Le format des workshops sera hybride et ne fera pas la distinction entre tournage, discussion et séances de travail collectif. Nous parlerons de la vie de chacun, de la vie ensemble, du cadre : le collège, la famille, le collège, les amis. Progressivement, au cours des séances, le sujet deviendra la fabrication du film lui-même, et les participants prendront possession des moyens de fabrication, l’image et le son, accompagnés par l’équipe du film.

Au terme du projet en 2019, une version définitive sera produite, et la forme longue du film aura vocation à circuler librement dans l’espace publique : projections au collège, en festival, sur internet, une œuvre publique libre d’accès et sans support fixe. Le projet inverse quelque peu la conception conventionnelle du 1% artistique : ce n’est pas l’œuvre qui vit dans le bâti, c’est le collège qui vit dans l’œuvre." Eric Baudelaire

Architecte du collège Dora Maar : PLATANE ET ILIC. Maîtrise d’ouvrage : EIFFAGE.

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 Thu Van Tran

Collège International, Noisy-le-Grand : « Mots d’ordre », 2015.

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"Au regard de ma pratique, je choisis de destiner ma proposition artistique au projet d’enseignement des langues vivantes dispensé par le Collège International. Une matière, qui selon moi, soulève des réflexions autour de l’appartenance et de l’intégration au travers de questions liées à la langue, la parole, le parlé, le vivant, le présent.

L’oeuvre que je propose consiste en la réalisation et l’installation d’une douzaine d’écritures lumineuses, en néon, parsemées dans l’ensemble du bâti du collège, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Ces écritures de lumière reproduisent des phrases consignées par Marguerite Duras en Mai 68. Il s’agit de ‘’mots d’ordre’’ écrits, tagués, exprimés sur les murs, dans la rue, les universités, qui ont attiré l’attention de l’auteure au point qu’elle en recopia le contenu.

Afin d’associer ces phrases au projet d’enseigner les langues vivantes au collège que sont le portugais (du Brésil), le chinois, l’arabe et l’anglais, je décide de retranscrire un ensemble de deux ou trois citations par langue ainsi qu’en français. Le projet artistique tente ainsi une composition sémantique déployée autour de traduction, retranscription de mots d’une langue à une autre.

D’un point de vue esthétique, la couleur du néon sera la même pour chacune des langues : une couleur bleue standard. Le bleu va renvoyer à la couleur de l’encre, l’encre de l’écrit. La lumière bleue est également celle qui semble aller le mieux avec l’ambiance des bâtis du collège ; entre le blanc, le gris anthracite, le noir, et la couleur des bardages bois, le bleu apparaîtra comme une épure.

Pourquoi le néon ? Ce matériau devenu tant banal dans le champs des arts plastiques et tant fonctionnel dans le champs graphique et signalétique ? Il combine pour moi ces deux aspects qui concordent avec le projet. Les écritures en néon se rapprochent du tag, en cela que ce matériau se banalise et s’affirme dans le champs de l’espace public, mais aussi il se dote d’une force évocatrice, une force d’information, tant il se lie avec la signalétique. Les néons pourront s’éteindre et s’allumer en fonction de la vie de l’établissement. On pourra imaginer allumer une phrase, puis l’éteindre en fonction des heures." Thu Van Tran

Architecte du Collège International : SCAU Architectes. Maîtrise d’ouvrage : EIFFAGE.

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 Angela Detanico et Rafael Lain

Collège Anatole France aux Pavillons-sous-Bois : « Les Pavillons ».

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"Nous avons réfléchi autour des notions d’écrit et d’écriture, en prenant en compte l’emplacement particulier du collège au bord du canal de l’Ourcq et le nom de la commune sur laquelle il se situe : Les Pavillons-sous-Bois.

Les principes de code, d’écriture, de transcription, de décodage, de déchiffrage entrent dans nos préoccupations artistiques, selon un jeu de codage du réel.

Ainsi, l’œuvre que nous proposons pour le collège est issue d’un alphabet existant qui est le code international des signaux maritimes. Ce système permettait aux bateaux, avant l’usage de la radio, de communiquer entre eux. Aujourd’hui encore, cette écriture est connue des marins et utilisée dans différents cas de figure. Son principe est simple : chaque lettre de l’alphabet est symbolisée par un drapeau carré, appelé pavillon. Ce pavillon est hissé sur le mât, ainsi que d’autres à sa suite, afin d’adresser un message aux autres bateaux. Chaque pavillon représente donc une lettre, et aussi un code correspondant à une situation spécifique à la navigation.

Avec cet alphabet, nous avons choisi d’écrire une phrase provenant de la philosophie classique, pour la force de ses idées, son intemporalité et son humanité : « ON NE PEUT PAS ENTRER DEUX FOIS DANS LE MÊME FLEUVE » (Héraclite, Sur la Nature, 91ème fragment, VIe siècle avant J.-C.).

41 drapeaux en tissu représentant les 41 lettres de cette phrase constitueront une sculpture en forme d’étoile suspendue dans le hall d’entrée du collège. En écho aux drapeaux nationaux qui ornent la façade extérieure du collège, cet emplacement confère à l’oeuvre, un peu à la façon des nombreux drapeaux qui accueillent les visiteurs aux Nations Unies, une notion d’accueil et d’universalisme.

Nous envisageons également de développer autour de cette oeuvre un programme d’actions de médiation, et d’élaborer avec l’équipe du collège une liste d’ouvrages pour le CDI orientés sur les questions de navigation et de cartographie, ainsi qu’une sélection de romans en lien avec les grandes expéditions et la vie au fil de l’eau." Angela Detanico et Rafael Lain

Production de l’œuvre : Agence Pièces Montées Architecte du collège Anatole France : Epicuria Architectes. Maîtrise d’ouvrage : FAYAT.

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 Cyril Dietrich

Collège Pierre de Ronsard à Tremblay-en-France : « Perspectives », 2013-18

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À Tremblay-en-France, au collège Pierre de Ronsard dont la nouvelle architecture moderniste a été conçue par Jean-Pierre Lott, Perspectives de Cyril Dietrich est un « 1% artistique » peu banal qui rompt avec les cadres habituels. Ici, pas de sculpture, de peinture ou de mosaïque, mais un « work in progress », une œuvre qui doit évoluer et se transformer pendant une durée de cinq ans. Envisageant sa mission comme celle d’un médiateur, Cyril Dietrich a invité vingt-cinq autres artistes à collaborer à ce projet original.

Perspectives entend mettre l’accent sur le travail collectif et pluriel, tout en ouvrant le débat sur la place de l’« art dans l’éducation », avec une nouvelle approche de l’« œuvre d’art publique ». A la suite de fructueuses rencontres entre les artistes et les collégiens, dans le cadre d’ateliers, le projet de l’artiste est d’éditer de grandes séries de cartes postales faites spécialement pour et par le collège, par ses élèves, ses personnels, ses familles…

Architecte du collège Pierre-de-Ronsard : Jean-Pierre Lott

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