Dream On [Du 8/02 au 9/04/10]

Exposition à la Maison du théâtre et de la danse à Épinay-sur-Seine du 8 février au 9 avril 2010.

Dream On nous propose des visions rêvées du monde, tantôt candides, étranges ou drôles mais toujours décalées et inventives. Chaque œuvre révèle un regard aiguisé sur l’époque contemporaine.

Chacun a le pouvoir de rêver le monde, mais les artistes ont celui de donner une forme visible à ces rêves, que ce soit en chanson, en histoire ou en image. Ce faisant, ils nourrissent les nôtres.

L’exposition

Le rêve est une activité très particulière de l’âme humaine, intrinsèquement solitaire et imaginaire. Hors de tout contrôle conscient, le cerveau forge un récit, produit des images, une sorte de « matériel » le plus souvent mystérieux qui, selon la théorie freudienne, se révèle « voie royale » pour accéder à l’inconscient du sujet dormant.
Mais par ailleurs, on appelle aussi « rêve » un objet bien concret, partageable, capable de rassembler des individus dans un projet commun. Il s’agit alors d’une construction collective, audacieuse, s’affranchissant de tous les impossibles opposables. « I have a Dream » affirmait Martin Luther King. Ces rêves-là sont énoncés avec l’espoir qu’ils deviennent réalité, ce qui parfois advient…
Les œuvres présentées ici naviguent entre ces deux pôles. Elles traduisent le ressenti personnel de chaque auteur sur le monde, modelé par sa propre histoire et, en même temps, elles participent à l’élaboration d’une représentation du réel offerte en partage.
Mais nulle utopie ici, on ne croit pas longtemps aux mondes proposés : il y a quelque chose qui cloche. De La Vie de Château, à l’histoire du Paysan Pauvre, en passant par le Gathering Paradise, les œuvres construisent des fictions à partir d’éléments bien tangibles, mais dont l’irréalité est manifeste.
Inutile de se pincer. Les objets ne volent pas tout seul, les coins de paradis sont irradiés et les voitures Majorette ne nous conduiront jamais au bord de la mer.
Entre rêve et cauchemar, ces œuvres ouvrent des mondes incertains, à nous d’en tracer la frontière, de choisir si l’on veut voir la vie en rose ou en gris…

Une mise en scène du rêve… Un atelier conçu par Clio Raterron (photographe) dans le cadre de Dream On
Il s’agissait d’amener les enfants à être à la fois créateurs, rêveurs et metteurs en scène de leur propre monde imaginé à partir d’images transparentes, projetées sur un mur à l’aide d’un rétroprojecteur.

L’atelier commence par une discussion, un échange autour du vocabulaire du rêve, de l’imagination, de son fonctionnement.

En groupe de trois ou quatre, les élèves construisent à l’aide des images transparentes un environnement totalement imaginaire, dénué de sens. Les perspectives sont multiples, les points de vues nombreux, les proportions ne sont pas respectées. Les enfants vont devoir s’entendre sur le placement de chaque image.

Ils placent leur décor sur la plaque du rétroprojecteur afin que le paysage soit découvert par tous comme une fenêtre ouverte sur un autre monde.

Un autre groupe est alors désigné pour tenter d’inventer oralement une cohérence à ce paysage imaginaire. Leur mission est de trouver une nouvelle utilité, une nouvelle raison de vivre aux objets que leurs camarades ont déplacé dans l’espace.

Les enfants qui ont crée ce paysage se placent ensuite physiquement face à leur décor, dos à leurs camarades. Le même groupe qui a entamé oralement une explication « plausible » sur la cohérence de chaque objets. Ils leur font prendre des poses, faire des gestes pour tenter de rendre réel ce nouveau décor.

Une photographie prise par mes soins de chaque enfant dans cet espace immortalise l’instant et est envoyée aux enseignants.

Intérêt pédagogique :Tout d’abord, l’idée est de poser des mots sur l’univers assez mystérieux du rêve et d’identifier à partir de quoi nous rêvons.

Ensuite, l’intérêt est de valoriser la pensée poétique et de placer l’imagination au centre de cet atelier. Les enfants vont devoir réinventer un sens et une cohérence entre tous ces objets et surfaces. Ils vont raconter et créer une nouvelle histoire.

Enfin, lors de la dernière étape, l’écoute va devenir primordiale. Ils vont devoir prendre une gestuelle à l’intérieur même de leur nouveau paysage mais une gestuelle qui sera décidé par un autre groupe. Le but est de prendre conscience de l’importance du corps dans l’environnement.

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